LIVRE I.
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ses attaques cette fougue qui caractérise les trou-pes de cette nation ; sur plusieurs points ellesfranchirent les glacis , les chemins couverts, lesfossés ; mais leur valeur impétueuse venait sebriser contre les murs de Smolensk ; elles sevoyaient contraintes de se retirer, et les Russes occupaient de nouveau les chemins couverts.Le combat continuant à être très-animé, Bar-klay fit renforcer successivement Doktorof parla division du prince Eugène de Wurtemberget par une brigade d’infanterie.
Napoléon, n’ayant point réussi à enlever Smo-lensk de vive force, ordonne de s’approcher desmurailles avec une batterie de trente-six bou-ches à feu de douze , et de les battre en brèche.L’impossibilité de la réussite était évidente ; onne pouvait s’approcher assez près à cause du feude mousqueterie ; les pièces étaient d’ailleursd’un calibre trop faible , et la hauteur seule desmurailles indiquait que leur épaisseur devaitêtre beaucoup trop grande pour qu’on pût yfaire brèche de la sorte : néanmoins l’ordre futexécuté à l’instant ; mais après quelques salvesqui manifestèrent l’inutilité de cette tentative,les artilleurs, réduits, pour tirer parti de leurfeu, à le diriger contre les créneaux, reçurentl’ordre de se retirer.