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Tome premier.
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NOTES DU LIVRE I. 34 7

capitaine, chaque compagnie par un lieutenant, et lecorps entier par un lieutenant-colonel.

Cette organisation est vicieuse: l’on ne devrait pointdonner l’épaulette à des employés qui ne vont pas aufeu , et dont l’unique service est de veiller à la con-duite des voitures. Cette observation s’applique auxboulangers, aux infirmiers, etc., qui étaient aussi or-ganisés militairement : l’avancement étant presquenul dans ces corps, lemulation n’y pousse pas les of-ficiers à remplir leur devoir avec zèle; aussi vit-onles équipages militaires, malgré les nombreux secoursqui leur furent donnés, perdre presque tous leurschevaux, et laisser leurs voitures sur les routes avantque d’arriver au Niémen . A la vérité, ces voituresétaient d’un poids énorme, ce qui était bien mal en-tendu; mais cette cause ne fut que secondaire,puisque les équipages auxiliaires, qui avaient desvoitures extrêmement légères, firent aussi de gran-des pertes.

Il vaut mieux donner ce service à l’entreprise quede le confier à un corps militaire ; il sera mieux fait,parce que les entrepreneurs auront un intérêt directà remplir les conditions de leur marché et à surveil-ler leurs employés pour en assurer l’exécution ; ilcoûtera moins, parce qu’ils ne leur donneront pas detenue militaire. Leurs voitures ne seront jamais em-ployées à porter des équipages particuliers ; dans lespays où les chevaux sont à bon compte et les trans-ports communs, ils s’en procureront sur les lieux