348 NOTES DU LIVRE I.
mêmes ; enfin, ils apporteront, dans ces dépenses ,une économie que le gouvernement ne peut pas ymettre : je dois ajouter qu’un corps militaire chargéde ce service continue à coûter en tems de paix ,sans être alors d’aucune utilité.
Les équipages militaires n’ont rendu presque au-cun service pendant l’expédition de Russie , et ontbeaucoup nui en encombrant les routes ; leur insuf-fisance força à recourir aux transports auxiliaires,qui étaient ceux du pays qu’on obtenait par réquisi-tion : ce nouveau moyen se trouvant encore insuf-fisant, on fut enfin obligé d’avoir recours à l’entre-prise ; de cette manière, on se procurait des trans-ports , mais ils étaient devenus très-chers , à cause dudégât qu’avait fait l’armée.
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Au luxe qui s'était introduit dans l'armée avec lessuccès. Le luxe s’était introduit dans l’armée à me-sure que les généraux s’étaient enrichis. On sait qu’ilscommencèrent à s’occuper de leur fortune lorsqueNapoléon s’empara de l’autorité ; car auparavant, àquelques exceptions près, ils montraient un granddésintéressement : quelques-uns étaient riches de ladépouille des peuples vaincus ; d’autres, des dons deNapoléon puisés à la même source ; un petit nombreavait épousé des femmes riches; beaucoup avaientencore leur fortune à faire.