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NOTES DU LIVRE I.
siona souvent de grands troubles; l’unanimité néces-saire aux résolutions des diètes mit le royaume dansun état continuel d’anarchie ou de paralysie ; la no-blesse , quoique possédant toutes les terres, ne vou-lut jamais payer d’impôt; plusieurs seigneurs, entou-rés de troupes à leur solde, affichaient le luxe dessouverains, tandis que l’état, pauvre et endetté, n’a-vait qu’une armée faible et mal entretenue, et nepossédait ni places fortes ni établissemens publics :un nouveau changement à la constitution vint encoreaggraver ces maux.
En i65i , un nonce ayant quitté la diète en décla-rant qu’il en arrêtait l’activité, la majorité des mem-bres décida que l’assemblée devait se dissoudre; onprétend que cette résolution insensée fut suscitée parles fonctionnaires qui avaient des comptes à rendreaux diètes, parce quelle leur donnait la facilité derompre ces assemblées.
Pour donner de l’activité et de la vigueur au gou-vernement dans les périls de l’état,la nécessité amenaun remède que l’usage consacra : la noblesse formait,sous le nom de confédération, une ligue générale in-vestie d’un pouvoir absolu; tout s’y décidait à la ma-jorité des suffrages. Ces ligues se dissolvaient aussi-tôt que les raisons qui les avaient fait former n’exis-taient phis; on rentrait alors dans l’ordre habituel,et la première diète que l’on convoquait détruisait ouconfirmait leurs résolutions. Lorsque le roi adhéraità la confédération et en était le chef, on pouvait en