NOTES DU LIVRE I.
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De nombreux régimens de recrues étaient en marchepour rejoindre l'armée. On avait donné à ces régimensle nom de régimens de marche; les recrues dont ilsétaient composés appartenaient à différens régimens,mais d’un même corps d’armée. Les officiers qui lescommandaient appartenaient aussi à ces régimens.
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Trompé par de faux renseignemens , il croyait l'ar-mée de Napoléon moins nombreuse qu'elle ne l’étaitréellement. L’erreur d’Alexandre , relativement à laforce de l’armée de Napoléon , provenait de l’inexac-titude des rapports que lui avait adressés le colonelTchernichef ,un de ses aides de camp qu’il avait envoyéen mission près de Napoléon , peu avant le commen-cement des hostilités. Cet officier, ayant cherché à seprocurer clandestinement des états de situation del’armée française, la police se chargea de les lui four-nir , et l’erreur dans laquelle elle l’entretint se seraitprolongée jusqu’à son départ, si Napoléon ne se futdonné la petite satisfaction de lui adresser des re-proches relativement à sa conduite, et de lui montrerla copie des derniers états qu’il avait reçus. Depuis,Tchernichef parvint à séduire un commis; mais il n’enobtint que des renseignemens incomplets qui mirentAlexandre dans l’erreur, relativement à la force del’ar mée française. Cette erreur dura long-tems par suite