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Tome deuxième.
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LIVRE II.

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guerre, le soldat se battait avec un acharne-ment incroyable.

Quelque rapides qu’eussent etc les succès, etquelque favorable que fût encore la situation deNapoléon , il devait pourtant considérer que,s’il continuait à faire aux Russes le même genrede guerre , l’avantage du nombre qu’il avaitencore s’évanouirait bientôt ; car ses pertes enhommes et en chevaux étaient infiniment plusfortes que les secours qui lui arrivaient ; tandisque chez les Russes c’était tout le contraire. Ilsavait d’ailleurs que la Suède s’était alliée à laRussie , et que la Turquie avait fait la paix aveccette dernière puissance ; qu’ainsi les armées deFinlande et de Moldavie , composées de vieillestroupes, allaient renforcer les armées russes.Il voyait les succès balancés sur les derrièresde son armée, et nonobstant ce que la pru-dence aurait exigé, il y avait laissé les troupesautrichiennes et prussiennes (2), dont il devaitse délier en cas de revers. Il devait donc , etcette opinion était presque unanime dans l’ar-mée , s’arrêter à Smolensk , achever la con-quête des provinces polonaises russes, et s’oc-cuper de leur organisation. Il se décida aucontraire à marcher de nouveau contre l’ar-mée russe , espérant qu’elle accepterait enfin la