LIVRE II.
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à celle des bestiaux. La chaussure était en simauvais état qu’il devenait indispensable de laréparer. Les chevaux de la cavalerie, de l’ar-tillerie et des bagages étaient épuisés. Tin grandnombre de blessés et de malades marchaientà la suite des régimens, et ajoutaient à la dif-ficulté de notre situation. Dans cet état dechoses, le mal présent et le sentiment de sapropre conservation ayant détruit momenta-nément la répugnance qu’on avait eue à s’en-foncer dans ces pays lointains , on désirait ar-demment d’arriver à Moskou , seul endroit oùl’on pût trouver les secours dont on avait be-soin. Il semblait plus dangereux de se retirerdans l’état de dénuement où l’on se trouvaitque de pousser jusqu’à cette capitale, ne dùt-on la conserver que quelques jours. On ne sedissimulait pas la difficulté du retour, maison ne voyait que le mal présent, et l’on ai-mait à se flatter que les Russes , effrayés de laperte de leur capitale , demanderaient la paix ,et recevraient la loi du vainqueur.
Napoléon , obligé de se décider sans délai àpousser jusqu’à Moskou , où à se retirer, pritle premier parti. Il ordonna donc à Murat( 12 septembre ) de recommencer à se porteren avant ; à Mortier, à Davout , à Ney et à sa