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EXPÉDITION DE RUSSIE ,sur le quai, les autres issues étant devenuesimpraticables par suite de l’incendie des mai-sons voisines.
Nous avons vu que malgré les précautionsprises par Napoléon pour conserver Moskou intact, les soldats, poussés par la faim, s’é-taient répandus dans la ville la nuit même quisuivit son arrivée , et avaient commencé à pil-ler , tant il était difficile d’empêcher qu’on nes’appropriât ce qui, étant abandonné, semblaitn’appartenir à personne ; mais ce pillage n’étaitpoint autorisé ; on s’y livrait furtivement ; l’ha-bitant n’avait pas été maltraité, et, si la plupartdes maisons n’eussent point été désertes, Mos-kou n’aurait souffert d’autre dommage que ce-lui qu’entraîne nécessairement l’arrivée d’unenombreuse armée ennemie. Les dispositionsde Napoléon pour obtenir ce résultat auraientété puissamment secondées par l’intérêt quel’armée avait à la conservation de cette capi-tale , intérêt qui était vivement senti même parles simples soldats. Le désordre suivit d’abordles progrès de l’incendie , et fut porté à soncomble lorsqu’on sut que cet incendie étaitl’ouvrage des Russes .
Le soldat désirait ardemment la paix , nonpas pour échapper aux dangers, il les bravait