Ainsi, dans les premiers jours d’octobre,Schwartzenberg et Reynier étaient en pleine re-traite devant les corps réunis de Tcliitchagof etde Tormassof; Macdonald avait été obligé dequitter Dünaburg , pour secourir le corps prus-sien , et il n’était resté dans cette place qu’unrégiment; Steinheil était en marche pour seréunir à Wittgenstein , déjà supérieur à Saint-Cyr , et le seul moyen de résister à des forcesaussi imposantes était que Victor marchât ausecoui's de Saint-Cyr ; mais dès lors Napoléon nepouvait plus compter sur le neuvième corpspour lui servir de réserve.
Le seul retour de ce conquérant à la tête deson année de Mosk ou pouvait rétablir ses affai-res (a), et il devait se bâter ; car, si ses lieute-nans essuyaient de grands revers, sa perte de-venait inévitable. D’ailleurs il suffisait quel’Autriche ou que la Prusse rompissent son al-liance pour causer sa ruine. Il devait se sou-venir qu’il est bien rare qu’on ne rompe pas
(a) Napoléon s'était flatté que la victoire de la Moskwa et laprise de Moskou engageraient la Turquie et la Suède à décla-rer la guerre à la Russie . En supposant même qu'il n’eût pasencore reçu de nouvelles directes concernant les résolutionsde ces deux puissances , les diversions si importantes des ar-mées de Moldavie et de Finlande ne devaient plus lui laisserde doute à cet égard.