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Tome deuxième.
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LIVRE II.

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des traités humilians et funestes , quand laforce qui les a imposés devient impuissantepour les maintenir. Ainsi, après avoir conquisavec tant de rapidité de vastes provinces , ilétait menacé de les perdre plus promptementencore.

Malgré tant de raisons, qui auraient dû le dé-cider à commencer sa retraite , il continuait àrester à Moskou , les yeux fixés sur Pétersbourg,d’où il attendait un armistice, pendant lequel ontraiterait de la paix. Il s’était d’ailleurs, sansavoir égard aux rapports de ses lieutenans,formé un état des choses selon ses désirs. Ainsi,selon lui, l’armée de Moldavie ne s’élevait qu’àvingt mille hommes, et les forces de Schwart-zenberg et de Reynier étaient au moins égalesà celles de Tormassof et de Tchitehagof ; ensupposant même qu’il en fut autrement, il avaitprié l’empereur d’Autriche de renforcer de dixmille hommes le corps de Schwartzenberg, etde faire faire un mouvement offensif au corpsautrichien stationné en Gallicie . Quant aux ren-forts qu’avait reçus Wittgenstein, il prétendaitque c’étaient principalement des milices, trou-pes méprisables, et que Saint-Cyr était en étatde tenir tête à ce général ; que si, contre l’ap-parence , il ne le pouvait, Victor était disponi-