LIVRE II. 201
événemens que Wittgenstein y était considérécomme un sauveur.
J’ai fait connaître le désordre qui avait ré-gné derrière l’armée dans le premier mois del’invasion. Peu d’amélioration avait été appor-tée à cet état de choses; de nombreux traî-neurs couvraient encore la Lithuanie et ache-vaient delà dévaster ; la maraude était toujoursle principal moyen d’existence : Kowno, Wilna et Minsk étaient les seuls lieux où le service desvivres fut entièrement assuré. On s’occupaitaussi de former un dépôt à Smolensk ; mais cetteopération était si peu avancée , que jusqu’a-lors l’intendant ne s’y était procuré des vivresque par la maraude; il donnait la ration oula demi-ration aux troupes qui passaient, se-lon qu’il le pouvait; celles de la garnison al-laient cantonner dans les endroits qui of-fraient encore des ressources , ou se pour-voyaient par la maraude ( 4 1 ) j elles ne secontentaient pas de prendre le nécessaire, ellessaccageaient, brisaient et détruisaient sans au-cun avantage.
Cependant le repos dont jouissait Napoléon lui laissant quelques loisirs, il les employait àpromulguer , de Moskou , des décisions et desdécrets relatifs au gouvernement de la France ,