200 EXPÉDITION DE RUSSIE ,ble ; comme s’il n’était pas possible que les cir-constances devinssent telles que ce généraldût se porter tout à la fois au secours de Saint-Cyr , de Schwartzenberg et de l’armée deMoskou .
Napoléon , lorsqu’il pénétra dans le cœur del’empire russe , aurait dû donner le comman-dement de tous les corps d’armée qui se trou-vaient sur les flancs , ou pour m’exprimer pluscorrectement, sur les derrières de l’armée qu’ilcommandait immédiatement, à un seul géné-ral. Que si, par des motifs politiques ou paramour-propre, il ne voulait point investir l’unde ses lieutenans d’un pouvoir aussi étendu ;au moins fallait-il qu’il réunît, dans une mêmemain , le commandement des corps qui combat-taient sur la Dwina, avec l’autorisation de dis-poser du neuvième corps. On se convaincra, encomparant les forces des puissances belligé-rantes sur cette ligne, que les Français , biendirigés, auraient pu contraindre Wittgensteinà abandonner précipitamment une partie desprovinces situées entre la Dwina et la mer; onaurait ainsi jeté l’alarme dans Pétersbourg etmaintenu peut-être les communications de l’ar-mée de Moskou : c’est parce qu’on avait eu àPétersbourg la crainte de voir se réaliser de tels