LIVRE II.
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rétablir, et la nécessité d’aller quelquefois cher-cher les fourrages àplusieurs lieues, surtout pourceux qui étaient cantonnés dans Moskou , em-pêchait de leur accorder un repos dont ilsavaient le plus grand besoin. Quoique le nombredes bouches à feu, déjà trop grand au commen-cement delà campagne, fut alors hors de toutesproportions avec ce qui restait d’infanterie etde cavalerie, il en arrivait encore journelle-ment. Les réflexions que je viens de faire , con-cernant les chevaux d’artillerie, s’appliquent àceux des bagages et des vivres que chaque corpstraînait à sa suite ; ils allaient cependant essuyerde plus rudes fatigues encore que les précéden-tes ; car il était indubitable qu’une partie de cetimmense butin, répandu dans l’armée, allait en-combrer les voitures de bagages et de vivres,si l’on ne prenait les mesures les plus énergiquespour l’empêcher. Tandis que la situation de Na-poléon empirait ainsi journellement, celle deKoutousof s’améliorait au point que son arméeétait devenue aussi forte que celle de son adver-saire en troupes (a) régulières, et plus nom-breuse en Kosaques qu’elle ne l’avait encore été;