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Tome deuxième.
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üo 4 EXPÉDITION DE RUSSIE ,aussi ces derniers infestaient-ils tout le pays.

Le îo octobre, la ville de Wéréia, que l’onavait palissadée, et où Junot avait placé un ba-taillon , fut enlevée d’assaut par Dorochof ; deshabitans l’avaient guidé dans son attaque, etceux qui étaient restés dans la ville l’avaient se-condé en se révoltant. La possession de Wéréiaavait de l’importance, parce que cette ville setrouvait sur la route que Murat était obligé deprendre, s’il devait se retirer sur Mojaïsk , etaussi parce qu’elle n’était qu’à une petite journéede la ligne de communication de Napoléon . L’i-naction si extraordinaire de l’armée, dans de tel-les conjonctures , et le voyage de Lauriston auquartier-général russe , firent penser que l’onétait entré en négociations, et le désir se réunis-sant aux apparences, les bruits d’une paix pro-chaine circulèrent dans l’armée.

Environ à cette époque (12 octobre) , Muratenvoya le général Rossetti, l’un de ses aides-de-camp, vers Napoléon avec l’ordre de luitracer une image fidèle du danger de sa po-sition et du déplorable état dans lequel se trou-vait ce qui lui restait de cavalerie. Lorsque Ros-setti parut (a) devant Napoléon , ce monarque,

(û) Rosselli arriva le i3 à huit heures du matin au Kremlin ,et fut introduit a dix heures dans le cabinet de Napoléon .