208 EXPÉDITION DE RUSSIE ,ciation, il envoya de nouveau Lauriston versKoutousof, dans la journée même du i3 , poursavoir quelle avait été la réponse d’Alexandre.Néanmoins , il ne révoqua pas les ordres donnés,et continua de songer à sa retraite ; mais il neméditait que le plan de l’opération militaire, etnégligeait de prendre des mesures promptes etvigoureuses pour rendre plus mobile son ar-mée , appesantie par une énorme quantité devoitures, et pour faire emporter des vivres , aulieu du butin, qui s’était introduit partout.
Il ne songeait point non plus à faire ferrer àglace les chevaux ni à donner des habille-mens d’hiver aux soldats ; encore moins à don-ner des gants aux fantassins, sans quoi, pendantles grands froids du nord, ils sont exposés àavoir les doigts gelés en touchant les canons deleurs fusils : toutes ces précautions étaient déjàprises dans l’armée russe.
Lauriston fut bien accueilli par Koutousof; lanégociation ( 42 ) qu’il était chargé de conduireest encore enveloppée d’un voile que je n’ai pusoulever entièrement ; mais les résultats ensont connus. Koutousof parvint à tromper (43)Napoléon , en lui faisant espérer qu’il allaitentrer en négociation pour traiter de la paixaussitôt qu’il aurait reçu les instructions qu’il