LIVRE II.
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attendait de son souverain ; et pour lui inspirerplus de confiance dans ses dispositions appa-rentes , il fit cesser la guerre de chicane que sacavalerie faisait avec tant d’avantage contrecelle de Murat. Il en résulta une suspensiond’armes, par une espèce de convention tacite ;et Murat, auquel cet état de choses était avan-tageux , et qui le regardait comme un achemi-nement à la paix , était loin de vouloir le trou-bler ; il put alors conserver sa position , au lieude se retirer sur Woronowo , ainsi qu’il y avaitété autorisé par Napoléon . Lauriston retournale 16 à Moskou ; Murat fut chargé de suivre lanégociation.
Malgré l’espoir que nourrissait Napoléon ,il se prépara à commencer sa retraite si la négo-ciation entamée n’avait pas le résultat qu’il'enattendait. D’abord, il forma le projet de se re-tirer directement sur Smolensk , après avoirdétruit toutes les ressources qui se trouvaientencore dans Moskou et aux environs ; la craintede ne pouvoir nourrir son armée sur une routedévastée le fit renoncer à ce projet.
Il se décida ensuite à se retirer sur Witepsk avec la majeure partie de ses forces , en passantpar Woloklamsk , Zubtzow et Biéloï ; le restede l’armée aurait effectué sa retraite sur Smo-11. 1 4 ”