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ment et des décorations. Ces faveurs , aprèsquelque repos , indiquaient ordinairement queles opérations militaires allaient reprendretoute leur activité. Ce conquérant excitait ainsil’émulation parmi ses troupes au momentmême où elles allaient avoir l’occasion de sedistinguer.
Il passait une de ces revues, le 18 octobre,lorsqu’il reçut une dépêche de Murat, qui luiapprenait qu’au point du jour, au moment oùil s’y attendait le moins, Koutousof venait del’attaquer avec la totalité de ses forces. La revuecessa à l’instant, et Napoléon donna sur-le-champ l’ordre du départ. L’armée alla bivoua-quer , le soir même , sur la vieille route deKaluga ; elle y occupait plus d’une lieue. Lescorps étaient rangés dans l’ordre suivant, quiétait celui de la marche pour le lendemain :celui d’Eugène, désigné pour faire l’avant-garde, celui de Davout , la vieille garde etcelui de Ney, qui marchait à l’arrière-garde.
Mortier fut, comme précédemment, chargéde la défense de Moskou . Il ne lui fut laissé quela division Laborde, les cavaliers démontes ,et cinq cents chevaux. Napoléon lui ordonnade s’établir dans le Kremlin , d’y réunir pour