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Tome deuxième.
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LIVRE II.

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un mois de vivres , et de travailler avec la plusgrande activité à en achever l’armement. Il de-vait réunir tous les malades à l’hôpital des En-fans-Tronvés, et les faire garder, ainsi que lesmagasins , par de forts détachemens. « De-» main , écrivait Napoléon à Berthier, quand» l’armée sera partie , il (Mortier) fera faire ,» par la municipalité (a), une proclamation» pour prévenir les habitans que les bruits d’é-» vacuation sont faux ; que l’armée se porte» sur Kaluga , Tula et Bransk , pour s’emparer» de ces points importans et des manufactures» d’armes qui s’y trouvent ; engager les habi-» tans à maintenir la police, et empêcher qu’on» ne vienne achever la ruine de la ville. » Cefut ainsi, et après être resté trente quatre joursdans Moskou, que Napoléon quitta cette capi-tale, cherchant à persuader que son absencene serait que momentanée ; son départ fut hâtéde quelques jours par l’attaque inopinée deKoutousof.

La principale cause d’une prolongation deséjour si extraordinaire, fut, ainsi que je l’ai

(a) Presque tous les membres qui composaient la municipa-lité suivirent l’armée française ; aussi elle se trouva dissouteet cessa d’exercer le jour même du départ de l’armée.