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Tome deuxième.
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LIVRE II.

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qu’ils ont perdu. Enfin, l’on avait remarquéque depuis son départ de Smolensk , il avaitmontré beaucoup moins de cette activité ex-traordinaire , tant physique que morale , qui luiétait habituelle ; je ne saurais assigner quellefut la cause de ce changement.

Koutousof, convaincu qu’il ne pouvait espé-rer de tenir Napoléon plus long-tcms dans l’er-reur , s’était décidé à attaquer inopinémentMurat. Tout lui avait été favorable dans cetteentreprise : l’infériorité des forces de son ad-versaire , sa sécurité, sa position hasardée, àtrois journées de l’armée de Napoléon , et jus-qu’au relâchement qui s’était introduit dans leservice , par suite de l’armistice de fait qui exis-tait depuis quelques jours.

Les deux généraux occupaient les mêmespositions depuis le 4 octobre. Mais l’armée dugénéral russe, qui à cette époque ne comptaitque soixante-six mille hommes de troupes ré-gulières , s’élevait actuellement à plus de centmille («), tandis que celle de Murat n’encomptait plus que vingt mille , parmi lesquelsil y avait huit mille hommes de cavalerie ,

(a) L’armée russe n’avait plus que trois corps de cavalerie,parce que le troisième avait été réuni au second; et il étaitsurvenu quelques changemens dans le commandement des