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EXPÉDITION DE RUSSIE ,scment que les commencemens du combatn’auraient pu le faire espérer. Murat perditbeaucoup de bagages, trente-six bouches à feuet une partie de sa cavalerie ; mais plus encorepar l’effet qu’une journée aussi pénible , sansprendre de nourriture, produisit sur des che-vaux déjà épuisés que par le fer de l’ennemi.Quatre des corps d’infanterie de l’armée russen’avaient point passé la Tchernisclma. Kou-tousof se contenta de faire suivie Murat parOrlof-Denissof ; le reste de l’armée retournaau camp de Tarutino, à l’exception d’une avant-garde qui prit position sur la Tchernischna,et dont le commandement fut confié à Milo-radowitz.
Le général russe, loin démériter deslouangespour le succès qu’il venait d’obtenir, est blâ-mable d’avoir laissé échapper le corps de Murat.S’il eût dirigé surSpas-Kuplia, à la suite d’Orlof-Denissof, deux des quatre corps d’infanterie,qu’il ne put employer, e t qui restèrent sur la rivegauche de la Tchernischna, c’en était fait ducorps français . Que si Baggowout et Strogonofeussent exécuté ce mouvement, ou seulementl’un des deux, Koutousof pouvait espérer cemême résultat, puisque la force de chacun descorps d’infanterie de l’armée russe était à