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peu près égale à la totalité de l’infanterie deMurat.
Avant que de continuer , et pour ne plus in-terrompre le récit d’opérations qui s’annon-caient sous un aspect si imposant, je rais fairequelques réflexions sur celles qui les avaientprécédées ; mais pour bien les apprécier il 11efaut point perdre de vue que la prolongation duséjour de Napoléon «à Moskou , événement siheureux pour les Russes , ne pouvait même êtresoupçonnée par Koutousof, puisque cette pro-longation était hors de toutes les probabilités.
J’ai fait voir que Koutousof, au lieu d’at-tendre Napoléon dans une position défensive ,aurait dû profiter des avantages incalcula-bles que lui offrait , dans la situation où il setrouvait alors, une offensive brusque et inat-tendue. La bataille de la Moskwa reçue etperdue , il n’aurait pas dû se retirer sur Mos-kou , comme il le fit, surtout dans l’état dedésordre où sa retraite nocturne avait mis soninfanterie : si Napoléon avait été instruit decette circonstance, il l’aurait poursuivi sans re-lâche , et aurait pris dans Moskou une grandepartie de ce qui lui restait d’infanterie. Pou-vant alors s’étendre jusqu’à Kaluga , et commu-niquer directement de cette ville avec Smolensk
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