LIVRE II.
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que sorte contraint. Napoléon était tellementconvaincu qu’il ne pouvait continuer à s’éloi-gner de Smolensk , si Koutousof se portait surses communications, qu’après avoir dépasséMojaïsk , il arrêta brusquement ses corps d’ar-mée , parce que n’ayant point de nouvelles dugénéral russe , il craignait qu’il ne se fut retirésur Kaluga , ou qu’il ne se fût porté sur ses com-munications avec la totalité ou une partie de sonarmée. De nos jours, la nécessité des munitions,et la grande consommation qu’on en fait, for-cent à entretenir une communication non inter-rompue avec ses dépôts. Chez les anciens, celaétait avantageux , mais n’était point indispen-sable : Xénophon , quoique entièrement privéde communications avec la Grèce , quoique sé-paré d’elle par de vastes pays ennemis, pouvaitespérer de la revoir, et se promettre la vic-toire, tant que ses soldats conservaient leurcourage et leurs armes.
Koutousof, décidé à se retirer sur Moskou ,fit sagement de commencer des retranche-mens (45), comme s’il eût voulu recevoir unenouvelle bataille; il pouvait espérer que cettedémonstration déciderait Napoléon à se reti-rer; l'ien au contraire ne saurait justifier saretraite sur Riazan , au travers de Moskou , et