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Tome deuxième.
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426 EXPÉDITION DE RUSSIE ,tousof eût employé ces moyens, si simples etsi faciles, pour forcer son adversaire à la re-traite , il ne fit gêner sa communication depuisMojaïsk jusqu’à Smolcnsk, que par quelquesfaibles détachemens de cavalerie. Aussi pas unseul des détachemens d’infanterie laissés dansles lieux d’étape ne fut enlevé. Ces dispositionsauraient été encore plus efficaces, si Koulousofse fût retiré jusqu’à Mojaïsk sans combattre («).On ne saurait néanmoins lui reprocher d’avoirlivré la bataille de la Moskwa , puisque le vœude la nation et de l’armée l’y avait en qucl-

deux mille hommes d’infanterie, avait force Napoléon à en-voyer une division d’infanterie, les chasseurs de sa garde etde l’artillerie à trois lieues et demie de Moskou , et trois lieueset demie plus loin , mille hommes d’infanterie , les dragons ch-ia garde et de l’artillerie. Quoiqu’il eût fait beaucoup de mal àNapoléon , je pense qu’il pouvait lui en faire encore davan-tage, s’il eut été moins timide; sa seule entreprise hardie fuil’attaque de Wéréia , qui réussit.

Si Napoléon se fût arrêté à Smoleusk, et qu’on eût émisl’opinion qu’il pouvait se diriger directement de cette villesur Moskou , avec toute son année réunie, par la grande routequi y conduit, et sans avoir détruit l’armée russe, on auraitété taxé de folie, et avec raison. Il fallait, pour que Napoléon parvînt à pénétrer jusqu’à Moskou , que son adversaire man-quât à toutes les dispositions qui auraient pu l’en empêcher[a) Alors seulement l’année étant beaucoup plus forte , onaurait porté l’infanterie des détachemens dont je viens de pan1er à huit ou dix mille hommes.