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Tome deuxième.
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NOTES DU LIVRE II.

Lorsque Napoléon,en i 8 o 5 et en 1809,se dirigea surVienne, l’armée autrichienne d’Italie , craignant d’êtrecoupée, effectua sa retraite, quoique d’abord elle eûtobtenu des succès. En 1806 toute la Prusse fut enva-hie de la même manière ; mais ce système de guerrea eu de funestes résultats en Espagne , parce que l’ha-bitant y était insurgé, et que l’armée ennemie avaittoujours une retraite assurée par la mer. On y occupapromptement la plupart des grandes routes sans que laconquête du pays s’ensuivît. Il fallut mettre des gar-nisons à toutes les étapes, et escorter les convois,les courriers et les militaires isolés. Le pays avait étéparcouru et ravagé; mais il n’était pas soumis. Les in-surgés faisaient à l’armée française une petite guerrequi occupait une partie de ses troupes, et empêchaitd’en disposer pour les grandes opérations. Cette arméeessuya ainsi des pertes si fortes qu’elles furent la prin-cipale cause de ses revers.

L’application du même système de guerre en Russie ne pouvait être que plus funeste encore. J’ai fait voircombien il était difficile d’y exister quand on y marcheen masse, et les pertes incroyables qu’y fit l’armée enhommes et en chevaux. L’immense étendue de cet em-pire s’oppose à ce que l’on puisse couper facilementles corps détachés. Si les Russes se retirèrent d’abordsur tous les points, lorsque Napoléon se dirigea avecl’armée principale sur Witepsk , c’est qu’il leur étaitpartout très-supérieur en nombre. Mais lorsque la di-minution de son armée eut à peu près établi l’équi-