NOTES DU LIVRE II.
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garde, à cause du tems nécessaire pour passer lesdéfilés; niais aussi il acheva en peu de tems de laruiner par suite de la difficulté que l’on éprouvaità nourrir une si grande quantité de chevaux réunis surun même point. Cette manière de mener la cavalerieétait blâmée par tous les généraux de cette arme. Unour Murat se plaignant que, dans une charge, leschevaux n’avaient pas montré de vigueur : « C’est, luirépondit Nansouty, qu’ils n’ont pas de patriotisme;nos soldats se battent bien sans pain, mais nos che-vaux ne font rien de bien sans avoine. »
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Cette nourriture jointe a la mauvaise qualité deseaux . En Russie , les eaux éprouvent, pendant l’été tune telle diminution, qu’une partie de celles qui sontcourantes deviennent alors stagnantes et s’imprègnentde débris de végétaux.
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Il parlait dun ton sec et brusque , par phrases con-cises et entrecoupées. Cette manière de parler rendaitson commandement dur, et il lui arrivait souvent,lorsqu’il éprouvait delà contrariété ou du méconten-tement, de traiter ses généraux avec grossièreté;ceux-ci en agissaient de même avec leurs subordon-nés, et tout ce qui avait un commandement, quelquepetit qu’il fût, les imitait. Je ferai remarquer à ce suje,