tactc lorsque les Français s’en emparèrent; elle futlivrée aux flammes dans la nuit même qui suivit leurarrivée. Cette ville contenait un assez grand nombrede magasins, et ses maisons étaient plus réunies qu’ellesne le sont ordinairement dans les villes russes.
Près de la ville était un chantier dans lequel onconstruisait des bateaux plats, ce qui semblait d’abordfort extraordinaire, car la Gjatzk, qui traversait laville, ne paraissait pas susceptible de devenir naviga-ble. Elle le devenait pourtant pendant plusieurs se-maines lors de la saison des pluies, ainsi que plusieursautres ruisseaux et vallées du voisinage, qui se rem-plissaient d’eau. On pouvait alors, au moyen des ba-teaux plats dont j’ai parlé, communiquer avec leWolga,le Dniéper et la Dwina, et, par suite, avec lamer Caspienne,la mer Noire et la mer Baltique . Gjatzk.faisait donc un commerce de transit très-considéra-ble ; mais à l’époque où Napoléon s’en empara, la plu-part des magasins étaient vides. Gjatzk fut fondé enI 7 I 9> P ar P* erre I er > qui, s’apercevant des avantagesqu’on pouvait tirer de sa position, lui accorda 'lesmêmes prérogatives qu’aux ports de commerce.
(8) Page 38.
La cavalerie , dont les chevaux étaient déjà tr'es-fatigués, en perdit une grande quantité. En faisantmarcher presque toute sa cavalerie réunie à son avant-garde , Napoléon précipitait la retraite du général en-nemi , qui ne pouvait en réunir autant à son arrière-