NOTES DU LIVRE II.
202
Koutousof pouvait se promettre les résultats les plusdécisifs; vaincu, il avait sa retraite assurée sur Ka-luga, et son adversaire, contraint de le suivre, n’au-rait pu pousser un corps jusqu’à Moskou .
(17) Page 89.
Pour la guérison de ce rhume, dont il était fort in-commodé depuis la bataille de la Moskwa . Le rhumede Napoléon lui causa un tel enrouement que, pen-dant son séjour à Mojaïsk , il ne put dicter, selon sonhabitude; il fut obligé d’écrire, ce qui le contrariaitbeaucoup. Il écrivit de sa main tout le dix-huitièmebulletin, et d'une écriture si peu lisible qu’on eutbeaucoup de peine à la déchiffrer.
(18) Page 91.
llscnviaient le sort de ceux qu’elle avaitfrappés d’unseul trait. Un colonel, qui rejoignait le corps d’arméeauquel il appartenait, vit sur la porte de l’abbaye deKolotskoi plusieurs blessés ; ils s’y étaient traînés pourdemander du pain aux troupes qui passaient : un chefde bataillon amputé lui en demanda. Après avoir dé-passé cette abbaye, il trouva, dans le voisinage de laroute, un grand nombre de blessés abandonnés; les unsétaient dans des maisons et dans des granges, d’autressur des voitures, le plus grand nombre en plein champ.À environ deux lieues de Mojaïsk , cinq cents de cesmalheureux étaient réunis autour d’une grange occu-pée par quelques-uns d’entre eux; depuis plusieurs