NOTES DU LIVRE II.
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» troupes russes étaient en ville, l’on n’aurait pu y met-» tre le feu sans nuire à leur retraite; mais l’on disposa» des matières combustibles dans plusieurs maisons,>> et l’on répandit par la ville une troupe d’incendiaires« salariés, et dirigés par quelques officiers de l’ancienne» police de Moskou , qui y demeurèrent déguisés. Le» comte Ilostopchin avait même pris la précaution» d’emmener avec lui les pompes et les autres instru-» mens de secours contre les incendies. Ces mesures» eurent le succès désiré. Dès la soirée du 2, le feu se» manifesta à la Bourse , et le lendemain d'autres in-» cendies éclatèrent en différens quartiers de la ville,
» avait demande de voir les Me'moires rédigés pour servir de» canevas à cet ouvrage. Le comte ne paraît pas avoir été tou—» jours empressé à dire sa vérité , car il renvoya ces Mémoires» sans y faire la moindre objection. Comment prévoir après cela» que dix ans plus tard, il envisagerait les choses sous un aspect>» différent, et jugerait à propos de publier cette vérité? On aurait» mauvaise grâce de ne pas en croire un homme qui, par une» généreuse mais tardive sincérité, se dépouille lui-rnême delà» couronne civique pour se rejeter dans la foule : cependant,>» d’un autre côté , les renseigncmens les plus positifs ne permet-» tent pas à l’auteur de douter que l’incendie de Moskou n’ait» été préparé et exécuté par les autorités russes . Dès lors il ne» reste aucun autre moyen de concilier des versions si différentes,» que de supposer que le comte Rostopchin avait à cette époque” sous ses ordres quelque personnage à grand caractère qui” agissait à son insu. L’auteur, s’arrêtant à celte opinion, n’a» pas cru devoir faire de changement à son texte, puisque les« faits y sont racontés avec exactitude. Il se borne seulement à» prévenir ses lecteurs qu’ils devront rapporter au personnage” en question les éloges si injustement prodigués à M. le comte. >'