Band 
Tome deuxième.
Seite
258
JPEG-Download
 

258

NOTES DU LIVRE II.

» posé exact des principales circonstances. » Le prince» fit ensuite à l’assemblée la description exacte des» avantages de la position actuelle de l’armée. Il re->> marqua que, tant que l’armée existerait, il serait en>■ état de s’opposer à l’ennemi, il resterait toujoursl’es->• pérance fondée de terminer heureusement la guerre;» mais que, l’armée une fois détruite, et la ville de» Moskou et la Russie entière seraient gaiement pér-il dues. Après cette discussion, le prince proposa la» question s’il valait mieux attendre l’attaque de l’e:i-“ nemi, dans cette position désavantageuse, ou lui» abandonner Moskou . Moi, de mon côté, ainsi que» les lieutenans - généraux Osterman , Raiewskoi et« Konownitzin, nous fûmes d’avis de la retraite. Le» comte Osterman et le général Raiewskoi ajoutèrent>■ que Moskou ne faisait pas la Russie , et que notre» but n’était pas de sauver une capitale, mais la patrie» entière.

» Je déclarai que, pour sauver la patrie, l’objet» principal était de conserver l’armée en la tirant deH la position actuelle; que nous ne pouvions manquer» d’y être battus, et qu’alors tout ce qui ne tomberait» pas entre les mains de l’ennemi sur le champ de ba-il taille, serait perdu dans une retraite exécutée au tra-» vers de Moskou ; qu’à la vérité, il était cruel d’aban-n donner la capitale à l’ennemi, mais que, si nous ne« perdions pas courage et redoublions d’activité, alors» la conquête de Moskou deviendrait la perte de nos» adversaires. Le général Béningsen n’opposa rien à ces