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Tome deuxième.
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NOTES DU LIVRE II.

» La divergence des opinions émises par les mem-» lires du conseil donnait au général en chef toute la•» latitude nécessaire pour rejeter ces avis, dont aucun» n’était absolument exempt d inconvéniens. La ques-» tion débattue, réduite à sa plus simple expression,» pouvait être énoncée ainsi : « La conservation de l’ar-» mée importe-t-elle plus au salut de la patrie que celle» de la capitale ?» La réponse ne pouvant être qu’affir-» mative, il en résultait qu’il eût été inconséquent de» risquer le plus pour le moins. Cependant il était diffi-» cile de se dissimuler que livrer une nouvelle bataille,» c’était s’exposer à une chance bien hasardeuse. L’ar-» mée russe, campée aux portes de Moskou , présen-» tait, à la vérité, un total d’environ quatre-vingt-dix>> mille hommes sous les armes; mais il n’y avait dans» ce nombre que soixante-cinq mille hommes de vieilles» troupes régulières, et six mille Kosaques; le reste» était composé de recrues et de milices que l’on avait» réparties, après la bataille, dans les différens corps.» Plus de dix mille de ces miliciens n’avaient pas même» de fusils, et n’étaient armés que de piques. Avec une» armée composée d’élémens encore si imparfaits, al-» 1er affronter les cent vingt mille hommes que Napo-» léon avait à ses ordres, c’eût été s’exposer à une dé-» faite trop probable, et dont les résultats eussent été« d’autant plus funestes, que Moskou n’aurait pas man-» qué alors de devenir le tombeau de l’armée russe,■ obligée, dans sa retraite, de défiler à travers le la-» byrinthe des rues de cette immense ville.