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Tome deuxième.
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NOTES DU LIVRE II.

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Indépendamment des ressources qu'offrit la partie dela ville conservée et le pays qui environne Moskou . Lepays qui environne Moskou est plus peuplé qu’aucun<le ceux que l’armée avait parcourus depuis le Niémen ,et les maisons des paysans y ont un air d’aisance. Engénéral, le paysan russe est mieux logé, mieux nourri,mieux habillé que le paysan polonais, surtout quecelui du duché de Varsovie , auquel on prétend avoirrendu la liberté et qui assurément ne s’en doute guère.Alexandre ayant défendu de vendre isolément des pay-sans, ils sont invariablement attachés à la terre; c’estla seule loi qui existe relativement aux droits respec-tifs des seigneurs et des paysans ; mais l’usage a régléimpérieusement cette matière; ainsi, par exemple, l’u-sage s’oppose à ce qu’on rende à la culture des terresles paysans qui sont nés dans la domesticité; aussi,quoique beaucoup de seignèurs aient un beaucoup plusgrand nombre de domestiques qu’il ne leur serait né-cessaire , ils ne les en conservent pas moins. Sans entrerdans le détail de ce que l’usage a réglé, je rapporteraice qu il y a d’apparent : c’est que le paysan russe estpassablement logé, vêtu convenablement à son cli-mat ; qu’il peut faire quelques économies s’il est labo-rieux; quil ne manque jamais du nécessaire, et estsoigné s il est malade ; que ceux qui désirent se livrerau commerce le peuvent, les seigneurs ayant intérêt àleur en accorder la permission. Ils sont gais, parais-