NOTES DU JLIVRE II. 3or
» éternellement ? L'empereur mon maître a un désir» sincère de terminer ces différends entre deux nations» grandes et généreuses , et a les terminer pour jamais.
» Le maréchal lui répondit qu’il n’avait aucune au-» torisation pour traiter de paix, et que d’ailleurs tel» était l’esprit actuel de la nation, qu’il serait maudit» par la postérité, si on le regardait comme le premier» moteur d’un accommodement quelconque. Cepen-» dant, en terminant la conférence, le maréchal parut» plus traitable; il promit de prendre les ordres de Sa» Majesté touchant la proposition faite par l’empereur» Napoléon d’envoyer Lauriston à Pétersbourg; maisu ce général ne put jamais obtenir de lui qu’il consentît» à un armistice, jusqu’à la réception de la réponse de» l’empereur de Russie .
» La mission du général Lauriston n’avait eu aucun» résultat positif. Cependant Napoléon , encore trop» confiant dans son étoile, saisie avec empressement» les dernières lueurs d’espérance que la promesse du» maréchal, de faire parvenir ses propositions à la» connaissance de l’empereur Alexandre, lui inspirait.
» Il se flatta que le cabinet de Pétersbourg, séduit par» le prestige encore existant dans son invincibilité, ne« manquerait pas d’accueillir les ouvertures qu’il lui» faisait. Bercé par cette illusion, il demeura à Mos-« kou, attendant avec sécurité la réponse de Péters-» bourg.
» Mais l’empereur Alexandre était loin de se prêter» aux vues pacifiques de l’ennemi. L’expérience n’avait