Band 
Tome deuxième.
Seite
300
JPEG-Download
 

NOTES DU LIVRE II.

3oo

» pour lui; mais les Russes étaient loin (l’avoir les dis-» positions pacifiques qu'il leur prêtait. Déjà vingt jours» s’étaient écoulés depuis la prise de Moskou , et cepen-« dant aucune proposition d’accommodement de notre« part n’était venue encore flatter son oreille. Ce silence» l’alarma. Il résolut de provoquer un rapprochement,

» en envoyant le général Lauriston au maréchal Kou-“■ tousof, sous le prétexte de négocier un échange de» prisonniers. Le au soir, Lauriston eut une

« entrevue avec le maréchal, au village de Taroutino,» quartier-général de l’armée russe.

» Le maréchal ayant décliné la proposition touchant>> l’échange des prisonniers, le général français parlade la manière barbare dont les habitans des cam->» pagnes traitaient les Français , et engagea le prince» Koutousof à faire cesser un genre de guerre inusité» parmi les nations policées. Le prince lui répondit» que quand même il aurait le désir d’arrêter le dé-» veloppement de la guerre nationale, il ne dépendait» pas de lui de donner une autre direction à l’opinion» publique, qui regardait la présente guerre comme>> une invasion de Tatars, à laquelle tout citoyen se•> croyait obligé de s’opposer à main armée.

» Enfin, Lauriston en vint au véritable objet de sa» mission. Il parla de paix et du désir de l’empereur>> Napoléon de rétablir l’amitié qui avait subsisté entre■> l’empereur Alexandre et lui, et que des circonstances» malheureuses avaient rompue. Il ajouta : Cette guerre» singulière , cette guerre inouie , doit-elle donc durer