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Tome deuxième.
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;’ro8 NOTES DU LIVRE II.

retrancher. Les Romains enveloppaient leurs arméesd’un retranchement; mais elles avaient peu de cava-lerie , et l’infanterie combattait dans un ordre profond ;actuellement 1 infanterie et la cavalerie combattent ha-bituellement dans un ordre mince, et l’on intercaledans leurs lignes une nombreuse artillerie, qui aug-mente encore leur étendue. Lorsque les armées sonten présence, elles occupent ordinairement à peu prèsle terrain qui leur est nécessaire pour combattre ; ellessont beaucoup plus nombreuses, surtout en cavalerie,que celles des Romains, et sont suivies d’une grandequantité de voitures d’artillerie et de munitions, quiles embarrassent; enfin elles sont obligées de conserverune communication avec leurs dépôts, à cause desmunitions, qui leur sont indispensables. Par toutes cesraisons on ne peut les envelopper d'un retranchementcomme les années romaines. Quand on se retranche,ce qui est rare, ce n’est que sur quelques points de saligne; souvent l’on n’a eu le tems que d’ébaucher lesretrancliemens, et ils ne sont susceptibles d’aucunerésistance notable; mais que cela soit ainsi ou autre-ment, ils peuvent toujours être tournés de près ou deloin, et l’on se voit alors forcé de les abandonner. Sou-vent on le fait trop tard, d’où il résulte les plus grandsmalheurs; et ordinairement avec précipitation , ce quiamène le désordre ou le découragement, quelquefoisl’un et l’autre. Quoi qu’il en soit, toutes les fois quel’on abandonne de la sorte des retranchemens, il doiten résulter un fâcheux effet sur le moral du soldat.