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Tome deuxième.
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LIVRE III.

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quittait Moskou que momentanément, et qu’ily reviendrait après avoir battu les Russes , sasituation était si bien connue, qu’il ne parvintà tromper personne. Aussi beaucoup de blesséset de malades, au lieu de rester dans les hôpi-taux , les avaient quittés pour suivre leurs ré-gimens; et la plupart des familles de négociansétrangers, restées à Moskou , et qui y avaientvécu sous la protection des Français , s’étaientdécidées aussi à les suivre, dans la crainte dela vengeance des Russes : elles emportaient sui-des voitures ce qu’elles avaient pu sauver deplus précieux. Ainsi l’on voyait marcher pêle-mêle cette redoutable infanterie, dont l’aspectétait si martial, les débris de la cavalerie ,l’artillerie qui se traînait languissamment, unequantité énorme de voitures de toutes les es-pèces, ces familles fugitives qui s’étaient placéessous la protection de l’armée , et de nombreuxtroupeaux conduits par des soldats. Spectacleextraordinaire, et tout à la fois imposant etbizarre ! Il se formait à tous les ponts et défilésdes encombremens qui accablaient les troupesde fatigues et achevaient de détruire l’artille-rie. L’arrière-garde paraissait ordinairementavant que ces encombremens fussent entière-ment dissipés ; et l’on se voyait contraint d’a-