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Tome deuxième.
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EXPÉDITION DE RUSSIE .

mille six cents hommes, était dans le plus mau-vais état. C’était donc en quelque sorte uni-quement sur son infanterie que reposaient lesespérances de Napoléon . Dans la situation cri-tique où il se trouvait, il aurait dû chercher àrendre son armée plus mobile, afin de pouvoirexécuter des marches rapides. Elle était aucontraire dans l’impossibilité de se mouvoirautrement qu’avec une extrême lenteur, à causede cette grande quantité de voitures qui entra-vait sa marche. On remarquait surtout un très-grand nombre de voitures de luxe ; beaucoupde généraux qui s’étaient jusqu’alors contentésd’en avoir une seule, en emmenaient plusieurs,tandis qu’un grand nombre d’officiers, qui n’enavaientpoint en arrivant à Moskou , s’en étaientprocuré. Les cantinières, au lieu de vivres,transportaient des effets pillés ; il s’en était in-troduit partout, dans les équipages particu-liers , sur les voitures de vivres, même surcelles de l’artillerie et des ambulances ; le ca-valier en chargeait son cheval ; le fantassin,victime de son avidité, ployait sous le poidsde son sac; enfin deux nouveaux convois, ce-lui des trophées et celui du trésor (i), suivaientl’armée.

Quoique Napoléon eut annoncé qu’il ne