LIVRE III.
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premiers jours de novembre , et bientôt aprèsl’on éprouve des froids rigoureux : commentalors nourrir ce qui restait de troupeaux, etcomment le soldat pourrait-il supporter les bi-vouacs, étant mal vêtu et réduit pour toutenourriture à la chair des chevaux ? car c’était àSmolensk seulement que l’on pouvait espérer derecevoir des distributions de vivres.
J’ai dit que le 26, à neuf heures du matin,Napoléon avait abandonné le bivouac qu’il avaitfait établir près du vallon de la Luja, pour ré-trograder sur BoroAvsk. Koutousof, dans lemême tems , se retirait sur Kaluga : il laissaMiloradowitz avec les corps d’infanterie deDolgorouki (a) et d’Osterman, et les corps decavalerie deKorfet de Wassilczikof, en posi-tion à Afanosowo, à environ deux lieues deMalo-Jaroslawetz 5 alla camper avec le reste deson armée à cinq lieues de cette ville, au vil-lage de Gonczarowo , et travailla aussitôt àse retrancher. Davout , après avoir fait suivreMiloradowitz jusqu’à Afanosowo par deux deses divisions et par sa cavalerie, commença, à lachute du jour, à se retirer sur Borowsk; Milo-
( a ) Dolgorouki avait remplacé, dans le commandement dudeuxième corps, Baggowout, qui avait été tué au combat deWinkowo.
IX.
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