LIVRE 111.
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succombèrent presque tous , et beaucoup defantassins, par les mêmes raisons, se virentcontraints de jeter leurs armes et de grossir laioule des traîneurs. Le premier corps fit lesplus grandes pertes, ce qu’on doit attribuer,en partie, à la faute que commit Davout enappuyant à droite, et prêtant ainsi le flanc àl’ennemi; tandis qu’au contraire il aurait duappuyer à gauche, et se retirer par Wiazma,opération que la protection des corps d’Eugèneet de Poniatowski aurait rendue facile. Malheu-reusement personne ne commandait ; Napoléon commit une grande faute en ne se trouvantpoint en personne à cette affaire, ou du moinsen ne désignant point celui des maréchaux quidevait commander.
Miloradowitz suivit l’armée française avecson infanterie, les Kosaques de Platof et deuxrégimens de cavalerie ; le reste de sa cavaleriemarchait sur la gauche de la route, afin de pou-voir faire subsister ses chevaux. Koutousof sé-journa à Bykosvo, et en repartit le 5 octobrepour se diriger sur Ielnia.
Aussitôt que Napoléon eut appris que lesRusses attaquaient les corps qui n’avaient pointencore atteint Wiazma, supposant que Kou-tousof en personne dirigeait cette attaque et