3 9 8 EXPÉDITION DE RUSSIE ,eu dépassé ce point tombait nécessairemententre ses mains.
Nous avions laissé Macdonald dans une inac-tion qui se prolongea jusqu’au i5 novembre;par cette raison, et ayant égard au peu d’in-fluence qu’un corps fixé devant Riga devaitavoir, pour le moment, sur le sort de l’arméede Moskou , je m’occuperai plus tard des évé-nemens survenus sur cette partie du théâtre dela guerre.
J’ai parlé , dans le tems, des instructions quifurent adressées par Alexandre aux générauxTchitchagof, Wittgenstein et Steinbeil. Unepartie de ce qui leur avait été prescrit ne putèti'e exécuté ( 11 ), ainsi qu’on l’a vu et qu’on de-vait s’y attendre ; mais la prise de Minsk et lajonction de ces généraux sur la rive droite dela Bérézina, pour couper la retraite de l’ar-mée française, étant toujours le résultat queKoutousof se proposait d’atteindre, Tchitcha-gof se décida à quitter ses cantonnemens pourcoopérer à ce résultat en ce qui le concernait.Ses forces s’élevaient à cinquante-cinq millehommes de troupes régulières, et il allait êtrejoint par la brigade Liders, forte de trois millehommes, qui arrivait de Moldavie . L’arméede Schwartzenberg ne s’élevait qu’à trente-sept