LIVRE III.
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ne peut donner aucune raison, même spé-cieuse , qui pût l’autoriscr. Parvenu à Kre-menskoé, sa marche sur Wiazma, ou sur unautre point de la route de Mojaïsk à Smoiensk,pour y devancer la totalité ou une partie del’armée française, était bien combinée; maisil aurait dû l’exécuter de Gonczarowo, quatrejours plus tôt. Il aurait du aussi marcher avecplus de rapidité; il fallait arriver, ne fût-cequ’avec des têtes de colonnes. Son inaction àBykowo pendant que l’on se battait à Wiazmane peut s’excuser (/?). Il ne s’agissait pointd’engager un combat incertain dans ses ré-sultats , mais de détruire avec certitude unepartie de l’armée française. Koutousof auraitdû venir s’établir, avec son armée, derrièrela Wiazma, à un quart de lieue en arrière deWiazma ; et tout ce qui n’aurait point encore
(a) Sir Robert Wilson, dans l’ouvrage dont j’ai de’jà citéun passage, s’exprime ainsi qu’il suit, relativement au com-bat de Wiazma :
« A Wiazma, où, pendant une longue journée, Milora-» dowitz, avec un seul corps , attaqua trois corps de l’arme'e» française, et remporta finalement sur eux de grands avan-» tages, tandis que le gros de l'armée russe était bivouaqué» à une distance où l’on entendait même la fusillade ; car il» n’y avait pas quatre heures de marelle pour l’infanterie :» à Wiazma, l’infanterie eût pu être ruinée.