4üo EXPÉDITION DE RUSSIE ,lement sur cette place et se réunir à lui. Onvoit que Tchitchagof avait accordé à son annéequatorze jours de repos pendant lesquels il au-rait pu faire un mal incalculable aux armesfrançaises , puisque Schwartzenberg n’avaitque trente-sept mille hommes à lui opposer.Tchitchagof passa à Prujany («) le 3o octobre ,
hommes , en y comprenant les Kosaques, qui étaient au nom-bre d’environ cinq mille.
L’ainiral Tchitchagof, reconnaissant l’exactitude de l’éva-luation des forces de son corps d’armée dans l’ouvrage du gé-néral Guillaume de Vaudoucourt , j’ai adopté les versionsde cet auteur ; mais je donnerai toujours dans les notes lesévaluations du colonel Boutourlin. L’amiral reconnaît aussil’exactitude de ce que rapporte le général Guillaume de \ au-donconrt des différens oi'dres qui lui furent donnés par Kou-lousof depuis son départ de la Moldavie . Ces faits n’ont d’ail-leurs point été contestés.
Le corps d’armée de Tchitchagof était partagé en quatredivisions commandées par les généraux de division comte Lan-geron, Woïnof, et par les généraux de brigade comte Lambertet Tchaplitz ; celui de Saken était partagé en trois divisions com-mandées par le général de division Essen III, et par les géné-raux de brigade Boulatof et comte Liewen . Indépendammentde ces trois divisions, il avait une avant-garde commandéepar le général de brigade Gamper.
(a) Le général Guillaume de Vaudoncourt rapporte queTchitchagof reçut à Prujany l’ordre de Koutousof d’envoyerdes troupes à Kiow , et que cet ordre avait été expédié immé-diatement après le combat de Malo-Jaroslawetz ; il est difficiled’imaginer un ordre plus déraisonnable que celui-là. Tchit-chagof n’obéit point.