LIVRE III.
plus lui être d’aucun secours; le sort de cettearmce devait être décidé, avant même que cegénéral pût atteindre Minsk, et Napoléon nepouvait plus fonder d’espérances de salut quesur Victor.
Avant que de reprendre la suite des opéra-tions de ce général, je vais faire quelques ob-servations sur celles que je viens de raconter.J’ai blâmé Tchitchagof d’avoir pris un trop longrepos après avoir expulsé Schwartzenberg de laWolhinie ; il fut également blâmable de s’êtreportésilentement sur Minsk . Cette opération dé-cidée , il devait l’exécuter rapidement. Schwart-zenberg aurait dû renforcer le corps de Rey-nier d’une brigade d’infanterie et de la moitiéde sa cavalerie ( a ) ; avec cette augmentation deforces, Reynier aurait pu tenir Saken en échec,et Schwartzenberg pouvait alors suivre Tchit-chagof. Le général autrichien, s’étant décidé àrétrograder avec son armée pour combattre
(a) Peut-être Schwartzenberg ne crut-il pas devoir se per-mettre de détacher cette brigade, parce qu’il avait été stipulé ,dans les articles secrets du traité avec l’Autriche , que le corpsautrichien ne pourrait être divisé et formerait toujours uncorps distinct et séparé ; mais alors il pouvait envoyer Rey-nier à la poursuite de Tchitchagof, et se charger do contenirSaken.