Saken , aurait dù revenir sur ses pas le 17 , secontentant de laisser deux mille hommes decavalerie à Reynier, qui en manquait, et quise serait alors trouvé assez fort pour repousserSaken au delà de la Muchawetz.
Le mouvement de Schwartzenberg pour pour-suivre Saken , tandis que le salut des arméesfrançaises exigeait au contraire qu’il se dirigeâtà marches forcées sur les traces de Tchitchagof,a fait penser que cette conduite lui avait ététracée par sa cour. On n’a jusqu’à ce jour ap-porté aucune preuve de cette assertion ; la con-duite de Schwartzenberg s’expliquerait d’ail-leurs naturellement par le désir de ménager sestroupes, en les opposant à des forces très-infé-rieures, et en les rapprochant de la Gallicie ;tandis qu’en suivant Tchitchagof, il devait s’at-tendre à éprouver de grandes pertes, surtouts’il opérait sa jonction avec l’armée deMoskou.Toutefois, il est juste d’ajouter que Schwart-zenberg n’avait aucune connaissance de la si-tuation critique de Napoléon.
Nous avions laissé Victor à Senno , petiteville sur laquelle il s’était retiré après le combatde Czasniki, tandis que Wittgenstein, s’étantcontenté de le faire suivre par quelques régi-mens de Kosaques, avait conservé sa position