LIVRE III.
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alors on ne pourra le déloger de cette posi-tion que par une bataille générale, qu’on nepourrait pas livrer cet hiver ; nous serionsdonc obligés de prendre des quartiers d hi-ver, en laissant la Dwina à l’ennemi et unepartie de la Lithuanie ; et dès lors, pour lacampagne prochaine, l’ennemi se trouveraitmilitairement mieux placé que nous. Voussentez, monsieur le maréchal, les consé-quences de ces dispositions.
» Les deux grandes armées françaises et russes sont fatiguées; elles peuvent prendre des pos-tes par des marches ; mais ni l’une ni l’autren’est dans le cas de livrer une grande bataillepour l’occupation d’un poste. Votre armée,au contraire, monsieur le duc, et celle dugénéral Wittgenstein, sont dans l’obligationde se battre avant de prendre des quartiersd’hiver. Le plutôt sera le meilleur. La vic-toire sera complète pour vous, si vous obligezWittgenstein à repasser la Dwina, et qu’uncorps français puisse occuper Witepsk . Sivotre corps est battu, ce qui n’est pas proba-ble , par la formation du corps de Wittgens-tein, composé en partie de recrues, alors samajesté se résoudra à prendre des quartiersd’hiver en conséquence. Wittgenstein a tout