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Tome deuxième.
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4*6 EXPÉDITION DE RUSSIE ,devoir achever sa destruction. Le froid, quiavait augmenté progressivement depuis l’appa-rition de la neige, devint tout à coup excessi-vement rigoureux. Le 9 novembre, le thermo-mètre marquait douze degrés au dessous dezéro; le 12 et le i 3 , il en marqua dix-sept.Les effets d’un tel froid, sur des malheureuxaccablés de tant de maux, furent terribles ; ily en eut beaucoup qui périrent; un plus grandnombre eurent les pieds, les mains, le nez ou lesoreilles gelés, et les environs de Smolensk seremplirent de cadavres- Heureusement le temsse radoucit le 14 : si le froid s’était maintenuaussi rigoureux , peu de jours auraient suffipour anéantir l’armée.

Cependant Eugène n’arrivait point et Na-poléon n’en recevait pas de nouvelles, parceque toutes les communications avec ce généralétaient interrompues parles Kosaques qui l’en-touraient , et parce que Smolensk , depuis le 11,était cerné sur la rive droite du Dniéper pardes régimens de Kosaques détachés du corpsde Platof. Cette fâcheuse circonstance ayantdécidé Napoléon à prolonger son séjour à Smo-lensk , il ordonna à Ney de ne se retirer quetrès-lentement. Le 12, ce général fut attaquéà Tsughinowo , par Joukowskoï ; mais il par-