LIVRE III.
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près-midi, il entra dans cette ville ; Davout yétait depuis le matin. Les troupes du premiercorps s’étant d’abord livrées au pillage des ma-gasins, Ney n’y trouva point la quantité devivres qui lui avait été assignée, et s’en plai-gnit à Davout ; il en résulta une altercationtrès-vive entre ces deux généraux, qui se sépa-rèrent très-mécontens l’un de l’autre.
Pendant la journée du 16, le feu éclata dansplusieurs endroits : les malades et les blessés,fuyant les maisons embrasées, augmentèrentle désordre qui régnait dans Smolensk . Cetteville, indépendamment des troupes réuniessous le commandement de Ney, contenait ungrand nombre de militaires isolés, et environcinq mille blessés ou malades ; partout on ren-contrait des cadavres, partout de l’artillerieet des bagages abandonnés, et la terre étaitcouverte d’armes et d’effets militaires.
A huit heures du soir, Ney reçut la dépêchede Davout , qui l’instruisait du désastre d’Eu-gène , et de la nécessité où il se trouvait d’ac-célérer sa marche. Nous avons vu que les ins-tructions de Ney lui laissaient la latitude dene partir que le 17 , s’il n’avait pas tout préparépour la destruction des murailles de Smolensk et de l’artillerie qu’on était obligé d’abandon-