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Tome deuxième.
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EXPÉDITION DE RUSSIE .

ner. Ce général , ne soupçonnant point qu’ilpût être coupé par la totalité de l’armée russe ,événement dont Napoléon n’avait pas mêmesupposé la possibilité, dit, en recevant cettedépêche, que tous les Kosaques de la Russie ne l’intimideraient point, qu’il remplirait sesinstructions.

Le 17, à deux heures du matin, il quittaSmolensk ; son corps était composé de six millehommes d’infanterie ( a ), de trois cents hom-mes de cavalerie et de douze bouches à feu ;sept mille traîneurs environ le suivaient et em-barrassaient la marche des colonnes. Son ar-rière-garde n’était encore qu’à une demi-lieuede Smolensk lorsqu’on entendit l’explosion desmines; elle eut lieu successivement; la terre enfut ébranlée au loin ; des tourbillons de flammeséclairèrent soudainement l’horizon, et montrè-rent pour la dernière fois Smolensk en ruineaux regards des Français .

Il ne resta point de chirurgiens avec lescinq mille blessés et malades que l’on aban-

( a) Les six mille hommes d infanterie du corps de Ney for-maient trois divisions : l’une était celle du premier corps ; lesdeux autres avaient été formées avec les débris du troisièmecorps, cinq cents hommes appartenant à ce corps, qu’on avaittrouvés à Smolensk , et deux régimens de la garnison de cetteville.