LIVRE III.
gnit ainsi le bois ; il n’y trouva aucun cheminfraye, traversa un ravin dont le passage offrittant de difficultés, qu’il fut obligé d’abandon-ner les chevaux qu’il s’était procurés depuis qu’ilétait sur la rive droite du Dniéper , et arrivapendant la nuit à un village , où il s’arrêta pourprendre quelque repos.
Au point du jour (20 novembre), il se remiten marche : les Kosaques, obligés de faire unlong détour pour le rejoindre , ne parurent quevers le milieu de la journée, pendant que l'ontraversait un terrain découvert; leur artillerien’étant point encore arrivée, des tirailleurs suf-firent pour les écarter. A la chute du jour ons’arrêta au village de Iacupowo, situé près d’unbois, et l’on établit des feux de bivouacs autourde ce village et sur la lisière du bois. N’étantplus éloigné d’Orsza que d’une journée , Neyy envoya deux officiers qu’il chargea d’ins-truire Napoléon de son extrême détresse ; puis,à neuf heures du soir, il partit, dans le plusgrand silence, afin de devancer l’ennemi. Ilespérait enfin atteindre Orsza , lorsqu’en dé-bouchant d’un bois on aperçut, à peu de dis-tance, des feux de bivouacs qui semblaientindiquer la présence d’une armée de vingt millehommes. Etait-ce des Français ? était-ce des