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Tome deuxième.
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4 7 o EXPÉDITION DE RUSSIE ,serrées, appuyaient leur gauche au Dnieper ,et des tirailleurs, placés sur leur flanc droit,éloignaient les Kosaques.

Aussitôt que l’on fut engagé dans cette plaine,une nombreuse artillerie, paraissant tout àcoup sur la droite de la colonne, la canonnavivement. Dans cette extrémité , Ney pressa lamarche pour gagner un bois qui était devantlui; il était sur le point de l'atteindre, lors-qu’une batterie , embusquée dans ce bois, tiraà mitraille sur la tête de colonne , où il setrouvait alors, et y porta la destruction et ledésordre. Un découragement spontané s’em-pare du soldat ; il jette ses armes, s’écriantpour la première fois qu’il fallait se rendre.Ney, resté presque seul à cheval (<7), écumait derage ; il parcourt la colonne, anime les soldatsd’une voix terrible, leur montre la France d’uncôté, de l’autre la plus affreuse captivité, etparvient ainsi à leur communiquer son audace.Ils reprennent leurs armes, et, poussant descris épouvantables , se précipitent sur la bat-terie , qui n’eut que le tems de fuir. Ne y attei-

[a) Quelques officiers s’étaient montés avec les chevaux desKosaques pris dans le village de Gusinoé , et avec des che-vaux de paysans. Plusieurs des officiers de l’état-major de Neyeurent leurs chevaux tués par l’artillerie embusquée dans lebois.