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Tome deuxième.
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476 NOTES DU LIVRE III.

la Riboissière, qui commandait l’artillerie de l’armée,et qui, ayant été autrefois le camarade de Napoléon au régiment de La Fère, avait conservé le droit delui parler avec quelque franchise, lui proposa d’aban-donner une partie de l’artillerie; mais Napoléon futcourroucé de cette proposition ; il s’indignait à la seulepensée d’abandonner de l’artillerie aux Russes , commes’il eût suffi de sa volonté pour maîtriser les événe-mens.

( 3 ) Page 348 .

Pour lequel les recrues russes valaient des vétérans.Le courage du soldat russe n’est pas impétueux commecelui du soldat français ; c’est, si je puis m’exprimerainsi, un courage de résignation, et celui des recruesest peut-être supérieur à celui des anciens soldats ;mais ces derniers sont préférables, parce qu’ils saventmieux leur métier. Il faut beaucoup de tems pourformer le soldat russe; aussi les recrues arrivées nou-vellement dans l’armée de Koutousof étaient-elles en-core très-maladroites.

( 4 ) Page 355 .

Cette circonstance y réunie a ce qu’avait dit un offi-cier fait prisonnier dans la journée du 2.6, que l’arméerusse marchait sur Smolensk . L’officier russe ne pou-vait être instruit du projet de Koutousof, mais sondire prouvait que le bruit de la marche sur Smolensk était répandu dans l’armée russe ; ainsi l’opinion yétait favorable à ce mouvement. Le bruit de la marche